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Cacao-Café : PDCI et RDR doivent se soumettre

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Cacao-Café : PDCI et RDR doivent se soumettre

Message par loi noire » juin 25, 08 9:31 am

Éditorial : Gbagbo, ayoka!
Dernière mise à jour : 24 Jun 2008 - 22:27 GMT

Le Président de la République tient à préciser que les procédures judiciaires en cours, qui ont vu l’inculpation d’une série de personnes, se poursuivront, aussi bien dans les filières café et cacao que dans d’autres secteurs, en vue d’une plus grande transparence dans la gestion de l’Etat». C’est en ces termes que le Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Laurent Gbagbo, s’est prononcé sur la moralisation de la vie publique, lors du Conseil des ministres du jeudi 19 juin dernier. Depuis lors, de grosses têtes continuent de tomber dans la filière café-cacao. En attendant que d’autres secteurs soient touchés.

La croisade contre la corruption, engagée avec courage et détermination par le Président Laurent Gbagbo, mérite simplement d’être saluée, soutenue et encouragée par tous les Ivoiriens : journalistes, hommes politiques, artistes, leaders d’opinion, membres de la société civile… Tous ceux qui ont régulièrement condamné l’affairisme rampant, l’enrichissement rapide et illicite devraient, en toute honnêteté, se réjouir de voir que leurs appels et lamentations ont été entendus.

Nous voulons joindre notre voix à celles de tous les Ivoiriens qui applaudissent à cette «opération mains propres», car nous aussi avons appelé de tous nos vœux une réaction forte du Chef de l’Etat. Dans notre éditorial du 18 octobre 2007, paru aux pages 219 – 220 et 221 de notre livre Mots et Maux, nous dénonçons les grilleurs d’arachides. Morceaux choisis. «La Côte d’Ivoire vit des moments cruciaux de son histoire: si elle rate le pari de la bonne gouvernance, elle se précipitera d’elle-même dans le gouffre. Le Président Laurent Gbagbo est aujourd’hui face à son peuple, face à ses convictions, face à son avenir politique. Il est très attendu sur les dossiers brûlants, les affaires sales qui sont en train de ternir le blason de la République et réduire, presque à néant, toutes ces années de résistance politique et économique». Evoquant le comportement de certains de ses proches, nous avons écrit ceci: «S’il peut se prévaloir d’être demeuré une poche de moralité, qu’en est-il de certains de ses collaborateurs et amis? Des soupçons planent sur eux. A tort ou à raison. Mais, essentiellement, à cause du tapage qu’ils font, de la suffisance qu’ils affichent. Ils roulent carrosse et montrent qu’ils sont de nouveaux riches pleins d’insouciance. Les Ivoiriens attendent de Gbagbo qu’il frappe fort tous ceux qui se seront rendus coupables dans la gestion des biens publics».

C’était le 18 octobre 2007! Aujourd’hui, nous saluons le courage et la volonté politique clairement démontrés par cette opération de moralisation de la vie publique. C’est pourquoi, nous ne comprenons pas très bien les propos tendant à disqualifier la campagne d’assainissement en cours, alors qu’elle est très bien accueillie par l’opinion nationale et les institutions financières internationales qui attendaient ce signal fort. Tous ceux qui, hier, ont réclamé la fin de l’impunité, sont-ils fondés à parler de suspicion? Peut-on vouloir une chose et son contraire? Le drame de la Côte d’Ivoire, aujourd’hui, est ce système de partis qui semble inhiber tout esprit de discernement et de sens critique.

Ehoud Olmert en Israël, Jacques Chirac, Bernard Tapie ou Alain Juppé en France, Alberto Fujimori au Pérou, et Silvio Berlusconi en Italie ont été éclaboussés, à des degrés divers, par des scandales financiers. Leurs différents partis politiques n’ont pas déterré la hache de guerre.

En Côte d’Ivoire, la politique politicienne vise à conférer une immunité aux militants qui enfreignent la loi. A Grand-Lahou, des citoyens ordinaires saccagent des biens publics et privés, d’autres portent plainte. Au moment où la justice entre en action, des leaders d’un parti politique transforment un banal fait divers en procès politique. M. Djaha Jean a-t-il le droit de détruire les biens d’autrui au motif qu’il est militant d’un parti? Dans la même veine, lorsque KKB a été traduit en justice par les représentants d’une communauté qu’il a diffamée, on a parlé de casus belli et proféré des menaces. Au vu de ce qui se passe dans la filière café-cacao, n’est-il pas logique que le ministre de l’Agriculture soit entendu? Là encore, on veut faire la confusion des genres: Amadou Gon Coulibaly, directeur de campagne du candidat du RDR à la présidentielle, serait dans le viseur de la justice. S’il devait être interpellé, Amadou Gon Coulibaly le serait-il en tant que ministre ou directeur de campagne?

Il convient d’arrêter ces faux procès : les militants des différents partis sont d’abord et avant tout des citoyens exerçant des activités ou fonctions diverses. Etre directeur de campagne ou porte-parole d’un candidat relève du domaine associatif privé. Comme être président, secrétaire général, trésorier d’un club, d’une ONG, d’une fédération sportive. La pratique née des Accords de Linas Marcoussis, et reprise par les différents accords successifs - et qui fait la part belle à des ministres issus des partis signataires - a consacré l’impunité, la défiance, le désordre. C’est ainsi que la Côte d’Ivoire n’a presque plus de politique cohérente dans les principaux domaines de développement. Chaque ministre fait son one-man-show. Triste et surtout attristant de constater que tous ceux qui ont exigé la moralisation de la vie publique et l’amélioration de la gouvernance affichent une indignation sélective. Clouant au pilori et vouant aux gémonies ceux qui ont le malheur de ne pas être de leurs partis et hurlant comme des écorchés vifs lorsqu’ils sentent que leurs partisans ou proches pourraient être éclaboussés. Et pourtant, l’histoire de ce pays nous rappelle des campagnes de moralisation déjà entreprises, sous Nanan Félix Houphouet-Boigny. Citons l’affaire de la surfacturation des complexes sucriers qui a emporté trois ministres clés de son gouvernement: Henri Konan Bédié (Economie et Finances), Mohamed Diawara (Plan) et Abdoulaye Sawadogo (Agriculture). Il y a eu l’affaire Logemad avec le scandale des baux administratifs qui a révélé que le trou béant à côté de l’Assemblée nationale était baillé. L’histoire se répète: laissons les juges blanchir les innocents et sanctionner les coupables. Les populations, quant à elles, souhaitent réellement que l’opération «mains propres» s’étende à d’autres secteurs.

Les mines, le pétrole, les infrastructures sont de vastes secteurs à auditer. La réalisation des routes et grands chantiers mérite une attention particulière. N’est-il pas ahurissant de constater qu’un quartier comme La Palmeraie n’a plus une seule voie carrossable? Le mince filet de revêtement bitumeux a fait place au sable traversé par des cratères. Est-il normal que la voie d’Abobo, par le Zoo, soit chaque année en train d’être refaite sans résultats probants?

En attendant, pas de procès d’intention. Tous les candidats à la prochaine présidentielle promettent de lutter contre les malversations, la corruption, le népotisme, le clientélisme, le favoritisme… Ils annoncent un règne placé sous le sceau de la vertu, de la bonne gouvernance, de l’honnêteté. Tous devraient alors saluer le processus de moralisation amorcé. A moins de débiter des slogans, du bout des lèvres, sans réellement y croire.


Par Jean-Baptiste Akrou
Dernière modification par loi noire le juin 25, 08 9:38 am, modifié 1 fois.



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Message par Wazi » juin 25, 08 2:37 pm

Sans commentaires très bon article de JB Akrou...
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Message par Moda » juin 25, 08 8:42 pm

Un homme averti en vaut 2 ! Autant que le pdci et le rdr se preparent d'avance, a reserver des paillasses pour leur gars a la MACA. Qu'ils ne viennent pas crier sur tous les toits que Gbagbo persecute l'opposition ! Okpoh !
Fool me once, and you're done for ! Okpoh !



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