1-- Mariatou Koné, directrice du cabinet de la Ministre de la Solidarité du regime Ouattara: "Le charnier de Youpougon etait un montage". |
Rafraichir la liste des Recentes Discussions sur ABIDJANTALK FORUM
Affi a' Bruxelles pour rencon…    by Akwaaaaaa 23 Mar 2019, 4:51
Abidjan parmi les dernieres v…    by sam kehi,le… 22 Mar 2019, 17:18
Soro et le Coup d'Etat au Bur…    by Eve 22 Mar 2019, 11:15
Mangou l'Avatar    by Akwaaaaaa 18 Mar 2019, 11:28
Le Rwanda se porte mieux    by webmaster 16 Mar 2019, 20:48
Duékoué:enlevement et de tort…    by Eve 13 Mar 2019, 19:51
Ouattara n'as pas confiance e…    by webmaster 12 Mar 2019, 3:59
Disparition de Bernard Dadié,…    by Beauté Nubi… 10 Mar 2019, 20:22
L'escroquerie du Franc CFA    by webmaster 9 Mar 2019, 18:19
Quand un arbre refuse de tomb…    by webmaster 5 Mar 2019, 16:43
Ils veulent maintenant casser…    by webmaster 5 Mar 2019, 16:39
Racisme: Les soroistes veulen…    by Beauté Nubi… 5 Mar 2019, 8:27
... autres recents topics

Bibliothèques sans frontières lance l’appel « L'Urgence de l

Quel livre lisez-vous? Quel film vous a dernierement epate? parlons-en.
Essaba
Son Excellence
Son Excellence
Messages : 4598
Inscription : mars 06, 08 12:35 pm

Bibliothèques sans frontières lance l’appel « L'Urgence de l

Message par Essaba » déc. 12, 12 2:34 pm

http://www.rfi.fr/sites/rfi.fr/themes/rfi/logo.png" alt="">

Publié sur RFI (http://www.rfi.frhttp://www.rfi.fr/"#)



Bibliothèques sans frontières lance l’appel « L'Urgence de lire »
Créé le 2012-11-29 09:27
Par Siegfried Forster






Culture / Action sociale / Entretien









Après une catastrophe, les livres sont aussi importants que
la nourriture ou des médicaments. C’est le constat simple et original
de l'association « Bibliothèques sans frontières » (BSF) qui s'engage
depuis cinq ans pour la reconstruction après les catastrophes et les
crises. Le don de livres accompagné est une approche unique au monde qui
a fait ses preuves à Haïti, au Japon et au Chili.

Actuellement, chaque semaine, 22 000 de ces livres d’espoir sont
distribués dans plus de vingt pays, dont la plupart en Afrique et aux
Caraïbes. Entretien avec Jérémy Lachal, le directeur et cofondateur de
BSF qui lance ce 29 novembre l’appel « L'Urgence de lire ».










Quelle est aujourd’hui l’urgence de lire ?

Pour nous, l’urgence de lire doit être considérée comme une priorité
parmi les autres urgences. Evidemment, on ne vient pas remplacer des
besoins prioritaires comme la nourriture ou les logements. Mais dans le
même temps, ou juste après le passage des premiers urgentistes, il faut
rapporter la culture, le lien social entre les gens qui ont vécu ce
traumatisme.

 

Bibliothèques sans frontières existe depuis cinq ans. Qui a eu l’idée et pourquoi ?

 

Bibliothèques sans frontières est née à l’initiative de l'historien
Patrick Weil, directeur de recherche au CNRS, afin d'apporter des
solutions nouvelles pour l’accès au savoir, à l’information, dans le
monde en développement. On travaille aujourd’hui dans 20 pays, avec en
tout 450 bibliothèques. L’idée est vraiment de venir en appui aux
acteurs qui portent des projets de bibliothèque dans des situations
d’urgence comme en Haïti, dans des situations de sous-développement, de
grande pauvreté comme au Niger, dans des situations de transition
démocratique comme en Tunisie. Les bibliothèques sont vraiment des
leviers d’action pour la démocratie, pour l’autonomisation des
populations.

 

Lors du séisme en 2010 en Haïti, vous avez envoyé des kits de
bibliothèques. Comment expliquez-vous le succès de votre action auprès
de la population et auprès des médias ?

 

Le succès sur place s’explique pour deux raisons: d’abord, Haïti a un
vrai attachement pour le livre, pour ses écrivains, pour la culture en
général. C’est un pays qui rayonne de culture. Il y a l’image de
l’écrivain haïtien Dany Laferrière qui, quelques jours après le séisme,
disait : «  ». La culture prend une place fondamentale dans cette reconstruction. Et les bibliothèques y jouent un rôle de premier plan.

 

Concernant le regard que les médias ont porté sur notre action :
l’originalité de Bibliothèques sans frontières est que nous ne sommes
pas des urgentistes, nous travaillons sur le long terme. On a porté un
regard nouveau sur cette question d’urgence. Après le séisme, il y avait
10 000 ONG à Haïti. Aujourd’hui, il n’en reste plus beaucoup. BSF fait
le lien entre cette urgence et la situation de reconstruction, le
développement économique et humain du pays.

 

Un colis de livres est-il aussi important qu’un colis de nourriture dans un contexte de crise ou après une catastrophe ?

 

On en fait le constat tous les jours. On voit à quel point les
bibliothèques peuvent être utiles. Je vous raconte une anecdote.
Quelques jours après le séisme, une dame s’assied sur le bord du
trottoir dans un camp de refugiés, ouvre un livre et commence à lire une
histoire pour les enfants qui s’installent autour d’elle. C’est une
histoire qui faisait peur. A la fin, elle demande aux enfants : « Qu’est-ce que vous avez pensé de cette histoire ? » Les enfants répondent : «  » ou encore «  » etc... Jusqu’au moment, où une toute petite fille de 4 ans lève le doigt et dit timidement : «  ».
A partir de ce moment, la parole s’est libérée et les enfants ont pu
raconter ce qu’il leur est arrivé : leur traumatisme, leur peur, leur
deuil, parce que la plupart ont perdu un membre de leur famille. Quand
on ouvre une bibliothèque, on ouvre le champ de la parole, de
l’imaginaire, de la compréhension. Jusqu’à aujourd’hui, BSF a touché
500 000 personnes en Haïti.

 

Le prolongement de votre action en Haïti est incarné par des
bibliothèques mobiles, les BiblioTaptap, lancées en juillet 2012. Ce
sont trois taxis collectifs, décorés par des artistes haïtiens, qui
parcourent le pays...

 

Nous ne sommes plus dans l’urgence en Haïti. Il faut sortir des camps,
il faut réapprendre à vivre normalement. Nous avons aussi des gros
projets universitaires avec la construction d’une grande bibliothèque
interuniversitaire centrale à Port-au-Prince pour répondre à ces besoins
fondamentaux de reconstruction du pays. Pour cela il faut des étudiants
qui soient formés, des chercheurs...

 

D’autres catastrophes humanitaires sont arrivées depuis. Comment
réagissez-vous face à des crises humanitaires majeures comme
actuellement en Syrie, en Côte d’Ivoire ou au Mali ?

 

Nous sommes extrêmement vigilants face à ces catastrophes et conflits.
Nous n’avons pas toujours les possibilités d’intervenir. C’est aussi
pour cela qu’on lance cette campagne aujourd’hui, pour sensibiliser au
mieux l’opinion à ces besoins. Nous travaillons aujourd’hui avec les ONG
d’urgence. Nous avons commencé une grande mission de recherche et de
développement qui devrait aboutir cet été, justement sur la conception
d’outils adaptés et différenciés.

 

Nous concevons aujourd’hui d’autres zones géographiques pour d’autres
situations, pour d’autres aires linguistiques et culturelles. L’idée est
de nous associer avec des ONG urgentistes, humanitaires, qui savent
faire cela. Pour pouvoir embarquer dans leurs programmes des kits
bibliothèques et pourquoi pas aussi des bibliothécaires...

 

Il existe d’autres parallèles avec des organisations comme
Médecins sans frontières. Comme eux, Bibliothèques sans frontières s’est
rendue compte que le besoin et la misère existent aussi en France.

 

Notre constat est le même que pour les urgentistes de soins que ce soit
en Afrique ou ici en France. Il y a des problèmes d’accès à
l’information, au livre, qui se posent de la même manière. Nous avons
commencé en France sur des programmes dans la région Ile-de-France
auprès de populations de demandeurs d’asile, dans les centres d’accueil,
en créant des bibliothèques métissées. Ce sont des bibliothèques qui
intègrent des livres qui viennent des pays d’où sont originaires les
résidents. Donc des livres tamouls, arabes... Cela a eu un très grand
succès.

 

Aujourd’hui nous travaillons sur un programme qui s’appelle « Tournons la page »
dans les centres d’hébergement d’urgence, pour les grands exclus qui
vivent dans la rue, mais également pour des populations de sans-papiers,
donc d’origine étrangère. L’idée est de monter des petites
bibliothèques, mais aussi donner accès à la presse, à l’internet. Cette
connexion est extrêmement importante pour les migrants qui ont besoin de
donner des nouvelles à leurs familles. Cela permet également d’apporter
un outil pour les animateurs sociaux de ces centres, qui peuvent y
greffer sur ces bibliothèques des ateliers d’alphabétisation,
d’insertion, de recherche d’emploi etc.

http://www.bibliosansfrontieres.org/" target="_blank">__________________________________

Bibliothèques sans frontières lance ce mercredi 29 novembre la campagne « L’Urgence de lire ». Pour signer l'appel, cliquez http://www.urgencedelire.fr/" target="_blank">ici.










http://www.rfi.fr/sites/filesrfi/dynima ... 0100_0.jpg" alt="" title="" height="257" width="344">Livres de Bibliothèques sans frontières au CLAC de Yaoundé au Cameroun. BSF













1">http://www.rfi.fr/contenu/20100323-1-je ... s". Jérémy Lachal, directeur de l'ONG Bibliothèque sans frontières



Ouverture">http://www.rfi.fr/france/20121128-salon ... #Ouverture du 28e Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil









ParisParis, Île-de-FranceFR







URL source: http://www.rfi.fr/france/20121128-bibliotheques-frontieres-urgence-lire-haiti-bibliotaptap-Jeremy-Lachalhttp://www.rfi.fr/france/20121128-bibli ... /div#ed_cl#

"Quand les blancs sont venus en Afrique, nous avions la terre et ils avaient la Bible.Ils nous ont demandé de prier avec les yeux fermés; quand nous avons ouvert les yeux, les blanc avaient la terre et nous avions la Bible." Jomo Kenyatta


Répondre