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7 - Temoignages de rebelles Ivoiriens  
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12 - Des révélations sur un complot islamiste  
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Temoignages de Chefs Rebelles

Interwiew: Habib K.: à propos du coup d'Etat du 24 décembre 1999 "IB est le cerveau militaire, ADO, le cerveau politique"

"Vous avez parlé des événements des 7 et 8 janvier 2001. De quoi s`agissait-il ?
On devait renverser le pouvoir. On avait pris la radio et la télévision, à Abidjan, en moins de trente minutes, et moi, j`avais tout ratissé, depuis la frontière jusqu`à Bouaké. Mais, malheureusement, au moment où j`atteignais cette ville, j`ai appris que mes hommes avaient été délogés de la radio. Tactiquement, je ne pouvais plus avancer, parce que je ne connaissais plus la position de mes troupes à Abidjan. Et ceux de Bouaké, qui devaient venir m`attendre à l`entrée de I`agglomération, n`étaient pas au rendez-vous, à l`heure indiquée. Nous avons donc rebroussé chemin, malgré la menace des Alpha Jet de l’aviation ivoirienne."
Cette phrase est du Sergent Chef IB extraite de l'interview qu'il a accordée à Afrique Magazine. C'était en décembre 2007.

Huit ans après ce qu'on a qualifié de "complot de la mercedes noire", nous avons rencontré le Caporal Chef Habib K., un des meneurs de cette insurrection. Il présente IB comme le cerveau de cette tentative de coup d'Etat.

Pour lui, la polémique sur la paternité de la rebellion n'a pas sa raison d'être. C'est aussi sa position sur le putsch du 24 décembre 1999 qui a emporté Henri Konan Bédié, dont il attribut la paternité à ADO et IB.
 
Lesoleilinfos: Nous sommes dans la semaine du huitième anniversaire du complot de la mercedes noire, quel souvénir avez -vous de cet événement?.
Caporal Chef Habib K.: Vous parlez de complot? Je pense que Dieu ne l'a pas voulu sinon on aurait chassé Gbagbo Laurent du pouvoir. Un de mes frères d'arme l'avait déjà dit à un de vos confrères. Ce n'était pas un complot. La Côte d'Ivoire était pourrie. Elle l'est toujours. Des élections calamiteuses suivies d'un charnier de 57 corps découvert dans la broussaille à Yopougon avaient fragilisé l'unité nationale. La xénophobie et l'ivoirité étaient toujours servies aux populations. L'injustice, le népotisme, le clientélisme et le sefonnisme étouffaient nos compatriotes. On avait pas le choix que d'opérer un changement.
 
Pourquoi le changement n'a pas eu lieu?
Le changement n'a pas eu lieu parce que la stratégie n'a pas marché. C'est tout. Il y avait des traîtres parmi nous qui n'ont pas joué leur partition. Or vous savez que dans pareille opération, il faut qu'il y ait plus de courageux que de peureux.
 
Qui pilotait les opérations?
IB avait chargé le capitaine Gaoussou Soumahoro de conduire les opérations au niveau d'Abidjan. Quant à Bouaké, c'est le capitaine Karim Ouattara du 3eme bataillon de Bouaké qui était chargé de cette zone. Notre poste de commandement était à Cocody Danga, chez le Ministre Amon Tanoh qui défendait les intérêts du mentor. C'est donc au PC, que nous avons reçu les portables et l'argent de poche. Soro Guillaume, actuel Premier Ministre y avait pris une part plus ou moins active. Il servait de couverture au Ministre Amon Tanoh, parce que tout le monde ne devait pas savoir qui était derrière nous.
 
Vous avez parlé de mentor, de qui s'agissait-il?
(Il reste un moment pensif) C'est un secret que je ne peux pas dévoiler pour le moment. Je suis vraiment désolé.
 
Etes-vous en contact avec IB?
Notre dernière rencontre remonte à 2003 à Ouagadougou, deux mois avant son arrestation à Paris. Depuis, je ne l'ai plus revu ni entendu.
 
Et Guillaume Soro?
Lui non plus. Je ne veux plus avoir de contact avec des gens qui refusent de rentrer dans la République.
 
Le Premier Ministre Soro est dans la Republique...
Non, il n'a qu'un pied dedans. Etre Premier Ministre et Chef rebelle, moi je n'ai pas encore vu cela.
 
Les problèmes que vous évoquiez tout à l'heure n'étaient pas visibles avant l'arrivée de Gbagbo au pouvoir.
(Soudainement) Quoi! C'est justement sous Bédié que ça a commencé. C'est pourquoi nous l'avons chassé. Contrairement à ce qui a été rapporté dans un journal, IB était bel et bien le cerveau du coup d'Etat de decembre 1999. Est ce que vous ne vous rappelez pas de la phrase" d'ailleurs vous n'êtes plus président"? C'est IB qui l'a prononcée à la résidence du Président Bédié à Cocody Ambassade devant lui et ses ministres. Je ne comprends pas pourquoi des gens veulent le disculper. Vous pouvez demander à Bédié. Il est encore en vie.
D'ailleurs, je me rappelle comme hier que IB avait donné instruction à Zaga Zaga qui était embusqué avec d'autres éléments autour de la résidence. C'était le 24 décembre à 5h du matin alors qu'on jouait avec l'esprit des gars de Bédié en attendant que le Général Guéï rentre à Abidjan. Donc il fallait trouver les astuces pour "tuer" le temps. IB avait dit à Zaga Zaga: "si je rentre dans la résidence et que pendant un moment vous ne parvenez plus à me joindre sur mon téléphone, considérez que je suis pris en otage, sans réfléchir, ne tenez pas compte de ma présence dans les locaux, réduisez la résidence en cendres". Diarassouba, autrement dit Zaga Zaga et ses hommes étaient lourdement armés.
 
Vous êtes en train de présenter IB comme le cerveau de ce coup d'Etat, alors que d'aucuns parlent plutôt de Boka Yapi et de Diomandé Souleymane dit La Grenade?
C'est la stratégie qui a prévalu qui font que des gens disent cela. Je les comprends La Grenade était à la poudrière, Boka était le chef du groupe d'appui et IB était le vrai meneur. J'étais dans son groupe. Quand on prenait un coin, c'est lui qui désignait qui devait contrôler cette zone. Déjà le soir du 23 décembre, nous avons reçu à la poudrière de l'ancien camp militaire d'Akouédo le Colonel Major Mathias Doué qui était le Chef de Cabinet Militaire du Ministre de la Defense Bandama N'Guetta. Il nous a promis la somme de 50 millions plus un stage d'officiers en Allemagne si nous acceptions de renoncer à notre soulèvement. IB a refusé. Pour tout dire, IB n'était que le cerveau militaire. Il y avait des cerveaux politiques. IB n'avait aucun moyen pour nous financer. Il avait le courage et la volonté, c'est vrai.
Mais nous rendons grâce à Dieu mais nous rendons surtout grâce à ADO(Alassane Ouattara, Président du RDR, NDLR) C'est lui qui nous a aidé financièrement. Je pense que le peuple doit lui être reconnaissant pour avoir contribuer dans l'ombre à mettre fin à un moment donné à la souffrance du peuple. C'est un homme de parole et d'honneur. Il a dit quand il était en France: " Je rentrerai avant la fin de l'année". Et il l'a fait. Il n'a pas accepté de trahir ses collaborateurs qui étaient emprisonnés à la MACA. Il nous a appelé le 23 décembre aux environs de minuit pour nous dire de ne pas lâcher prise, sinon si Bédié revenait à contrôler la situation, qu'il nous ferait la peau.
On savait dès lors que c'est un homme averti qui venait de parler. Sinon nos revendications concernant l'argent de nos frères d'armes qui revenaient de la mission de maintien de la paix en Centrafrique étaient certes des problèmes réels mais on avait notre plan. On nous a dit que Bédié n'accepterait pas les revendications que nous avons ajoutées à pour nous. C'est en entrant dans la résidence où la discussion finale devait avoir lieu que IB a ajouté la revendication concernant la libération des prisonniers politiques du RDR(Rassemblement des Républicains de Alassane Ouattara, NDLR). C'est à la main qu'il a écrit, sur une voiture qu'on avait arraché à quelqu'un, c'était un véhicule administratif.
 
Pourquoi votre choix s'est porté sur Guéï alors qu'il y avait des généraux sur place à Abidjan? Vous auriez pu désigner quelqu'un parmi vous pour conduire la transition, comme c'est le cas actuellement en Guinée?
Justement, notre choix n'était pas Guéi mais plutôt le Général Lassana Palenfo. Il a désisté, ADO nous a alors conseillé le Général Guéï qui bénéficiait de sa générosité quand il tirait le diable par la queue à Gouessesso.

Le 24 décembre est pratiquement le seul coup d'Etat que vous avez réussi parmi tant de tentatives.
Vous parlez comme si nous on a fait de notre métier les coups d'Etat. C'est pas bien. Souvent les coups d'Etat s'imposent quand la démocratie fout le camp. L'exemple de la Guinée est salutaire. Jerry Rawlings a été applaudi en son temps. Le facilitateur de la crise ivoirienne, Son Excellence Monsieur Blaise Compaoré est arrivé à la suite d'un coup d'Etat. Le président malien, Amadou Toumani Touré a reussi à instaurer la démocratie au Mali. C'est ce que nous voulions pour notre pays.La Côte d'Ivoire est résolument engagée dans la voie de la paix après des années de conflit armé.
 
Etes-vous aujourd'hui dans une logique de réconciliation et de retour dans la République?
Moi je suis déjà dans la République depuis la loi d'amnistie. Je suis à Abidjan. J'ai introduit mon dossier pour réintégrer les Forces de Defense et de Sécurité, J'attends le résultat D'ici là, je fais mes activités. J'exhorte tous les frères exilés à rentrer dans la République, le Commandant Adama Sidibé, Le Général Mathias Doué, le Sergent Chef IB, et tous les autres. La liste est longue mais ceux que j'ai cité sont les plus connus. Je souhaite vivement que la paix définitive revienne en Côte d'Ivoire et que tous les enfants se pardonnent mutuellement.
 
Interview réalisée par
Alima Ouattara

debats

AB, ex-chef de guerre de Man se prononce -

Vendredi 5 décembre 2008 - Par Le Temps

Exilé depuis quatre ans au Mali, l`ex-chef de guerre de Man, Abdoulaye Traoré Alias AB était rentré. Lorsque, à travers cette interview dans le Temps Spécial, il a révelé l’hypocrisie de Soro et ses hommes dans l’application de l’APO, Sidiki Konaté avait vite fait de dire qu’il était “déréglé”. Il vient de lui donner raison par l’aveu de son mépris pour la paix.

Pouvez-vous vous présenter ? Je me nomme Abdoulaye Traoré dit AB. J`étais chef de guerre à l`Ouest. En plus, j`étais commandant de zone adjoint de Man.

Comment se fait-il que vous vous êtes retrouvé au Mali ?
C`est une politique. Cette politique a été organisée par Guillaume Soro et Sidiki Konaté. D`ailleurs, c`est Sidiki Konaté qui m`a appelé pour me dire qu`ils ont besoin de moi de toute urgence au Mali pour régler un certain nombre de problèmes. En mon absence, ils ont réussi à corrompre mon adjont. En plus, ils ont désarmé mes éléments. Ce sont ces derniers qui m`ont donné l`information.

Selon les informations, vous avez fui la zone, de peur de vous faire tuer. Puisque vous êtes un proche d`Ibrahim Coulibaly
C`est une fausse information. Guillaume Soro et ses services savent qui est AB. Personne ne pouvait prendre Man. C`est au cours d`une réunion qu`on a décidé que je parte de cette ville. C`est après que je me suis rendu compte que c`était une cabale.

Comment vivez-vous au Mali ?
Je vivais très bien dans ce pays. Je me suis présenté officiellement aux autorités maliennes. Je vivais sans problème. Soro et Konaté mettaient les bâtons dans les roues. Chaque fois, j`étais interpellé par les forces de l`ordre du Mali.

Il paraît que vous broyiez du noir à Bamako…
Ce sont des ragots. Soro et Konaté veulent me salir. Ces deux personnes faisaient circuler des fausses informations sur mon compte.

Quelles sont ces informations ?
Ils faisaient croire aux autorités maliennes que je fais du blanchiment d`argent. Après enquête, on se rend compte que cela est archi faux. Ce sont des histoires montées de toutes pièces pour me ruiner. Il n`y avait pas de preuve. Personne ne pouvait le démontrer.

Pourquoi Soro et Sidiki Konaté vous en veulent tant ?
On fait une réunion ensemble. Au cours de la marche, il était prévu que je vienne faire une opération à Abidjan ; on m`a confectionné une pièce burkinabé. Je leur ai donné mon accord. Donc je devais passer par le Ghana pour mener l`opération. Après, j`ai eu à circuler avec quelqu`un qui m`a dit que c`était risqué. Donc j`ai renoncé. Alors, ils ont mis une équipe à mes trousses pour m`éliminer. J`étais obligé de changer de couchettes pour fuir les tueurs à gages de Soro. Toutes leurs tentatives pour m`éliminer sont restées vaines. Alors, ils m`ont laissé tranquille.

On vous accuse d`être pro IB…
Je ne suis pas pro IB. Nous avons pris les armes pour une justice bien déterminée.

Quelle est cette justice ?
Pendant la préparation de l`attaque, tous les combattants ont été informés qu`on prenait les armes pour que Alassane soit candidat à l’élection candidat à l`élection présidentielle. Si maintenant cette situation a été réglée après les accords de Pretoria, on doit déposer les armes. Je ne suis pas pro IB. Ce n`est pas lui qui a formé la rébellion. IB n`est pas responsable de la rébellion.

Qui est le responsable ?
Soro et IB sont mieux placés pour le dire. Ils savent qui est le père de la rébellion. La personne qui a créé la rébellion se reconnaît. Soro et IB ne peuvent pas payer les armes. Ils n`ont aucun moyen pour financer la rébellion. Le tribunal pénal international va interroger les gens. Nous allons livrer les secrets de la rébellion.

C`est qui alors ?
C`est Alassane Dramane Ouattara. Le coup a été planifié à Ouagadougou... au quartier des villas des hôtes. Alassane Ouattara a demandé à Blaise Compaoré de l`aider à renverser le pouvoir de Gbagbo. Ce dernier a donné son accord. A son tour, il a confié l`affaire à Djibril Bassolé et au capitaine Zida. IB était chargé de conduire les opérations sur le terrain avec des soldats burkinabé. Ainsi que des mercenaires libériens. Soro a été choisi pour jouer le rôle de porte-parole. Nous allons tout déballer devant le tribunal pénal international. Quand on dit que c`est pour Alassane Ouattara qu`on a pris les armes, on n`a plus besoin de chercher le père de la rébellion.

Alassane Ouattara a toujours nié la paternité de la rébellion ?
Nous étions au cœur de la rébellion. Nous n`étions pas n`importe qui. IB et Soro le savent. Ils peuvent, vous le dire. De toutes les façons, la vérité va éclater bientôt.

Quels étaient vos rapports avec les autorités maliennes ?
Nous avons de bons rapports.Les Force nouvelles vous demandent de revenir.

Mais vous refusez…
Je ne veux plus les rejoindre. Tout le monde parle de paix. Ce n`est pas la peine de monter une équipe pour venir freiner le processus de paix. Il faut que cela s`arrête. Gbagbo n`a pas pris les armes contre Houphouët-Boigny. Il a discuté. Le voilà aujourd`hui, au pouvoir. Quand on est premier ministre, il faut déposer les armes. Soro est incapable de désarmer ses soldats.

Pourquoi est-il incapable ?
Il est téléguidé. C`est un cobaye. Ses décisions lui sont dictées.

Par qui ?
Il le sait. Avant de prendre une décision, il appelle le vrai responsable de la rébellion. Je n`ai plus besoin de le citer. Puisque vous le savez maintenant. Soro n`a pas assez de courage pour prendre des décisions.

Comment faire pour que les combattants des Forces nouvelles déposent les armes ?
C`est là que la danse devient intéressante. Les gens ont décidé d`aller à la paix. Laurent Gbagbo a gagné en empruntant la voie du dialogue. Il n`y a plus d`autres raisons à ne pas déposer les armes. Nous demandons à Gbagbo de laisser la question entre nous ; c`est la meilleure solution. S`ils ne veulent pas désarmer, nous allons le faire.

Quels moyens avez-vous ?
Ils savent qui est AB. Nous avons au moins une centaine d`éléments en leur sein. Nous demandons à Soro et ses hommes de déposer les armes. Que Shérif Ousmane cesse de se faire empereur, qu`il laisse les armes. On ne va pas rester dans cette situation. Les pays de la sous- région sont en train de se développer. Avec l`argent des Ivoiriens. Aujourd`hui, j`ai mal au cœur quand je vois qu`on nous a poussés à attaquer notre pays. Chaque Ivoirien doit prendre conscience.

Avez-vous les nouvelles de Zackaria Koné ?I
l faut dire que le problème avec Zackaria Koné ne date pas d`aujourd`hui. Il était au départ garde du corps de Soro. Il l`a laissé pour prendre Vetcho. Chose que Zackaria n`a pas digére. Aujourd`hui, il a compris. Il cherche à rentrer dans la République.

Quelle est aujourd`hui, sa situation à Ouagadougou ?
Il ne peut rien faire que les autres burkinabè ne sachent. Tous ses faits et gestes sont contrôlés. Il est suivi à la loupe. Il n`est pas libre de ses mouvements.

Il paraît que vous êtes l`un des casseurs de la BECAO de Man…Il faut mettre les choses à leur place. Colonel Bamba, Loss, Diabaté en savent quelque chose. Je gérais Man. Mais je dormais à Biankouma. Qu`on arrête de m`accuser. Ils savent comment ça s`est passé. Chacun va s`expliquer un jour devant le TPI. Ceux qui sont à la base de ce casse se connaissent. Ils sont encore en vie.

Pouvez-vous citer des noms ?
Losséni Fofana dit Loss, Yéo, Diabaté et Bamba ont reçu l`ordre de la hiérarchie. C`est Guillaume Soro et ses hommes qui leur ont demandé de le faire. J`ai refusé de participer à ce casse.

Pourquoi ?
On avait une mission bien précise. Nous ne sommes pas venus pour voler de l`argent de la banque. En plus, cela allait jouer sur notre image. Les gens allaient nous traiter de voleurs. Les faits ont fini par me donner raison. Guillaume Soro a reçu beaucoup d`argent de ce casse. Puisque c`est Kass qui est venu chercher la part de Soro. A Bouaké, c`est Wattao qui a conduit les opérations du casse de la BCEAO. A Korhogo, c`est Kouakou Fofié. Ils ne peuvent pas le nier. Ils se sont enrichis sur le dos des combattants. D`ailleurs, c`est pourquoi Soro a éliminé Kass et Yéo. Parce que ces derniers réclamaient leur part. En plus, ils voulaient le dénoncer.

Tous ceux qui se sont opposés à Soro ne sont plus de ce monde ?
C`est dommage que Soro les ait assassinés. Je peux bien me venger parce que Adams était une partie de moi-même. Mais cela ne sert à rien. Allons à la réconciliation. Le TPI va régler le compte de tous ces voleurs. Soro doit être traduit devant le TPI.

Vous faites trop allusion au TPI ?
Quand tu prends les armes, tu paies. Nous avons le cas de Hissène Habré, Jean-Pierre Bemba aujourd`hui, notre vie a été gâchée. Nous avons été trahis. Ils m`ont transformé en une autre personne dans ce monde.

Avez-vous des regrets ?
Beaucoup. Ce qui me fait mal, non seulement, ils nous ont trahis mais aussi ils refusent de déposer les armes. On ne peut aller aux élections avec des hommes en armes. Soro est premier ministre, de quoi ont-ils peur ? Que les soldats de Soro quittent les rues. Qu`ils aillent voir ceux qui les ont embauchés pour les punir. Je suis prêt à dire toute la vérité. Même si je dois mourir. Je suis prêt à passer à la télévision ivoirienne. Afin que les Ivoiriens sachent la vérité.

A-t-on réellement promis 5 millions aux jeunes gens ?
C`est un montage de Soro et de Shérif Ousmane afin de retarder le processus de désarmement. Lorsque le premier cessez-le-feu a été signé à Tiébissou, on nous a convoqués à Ouagadougou. Au cours de la rencontre, on nous a demandé de violer le cessez-le- feu en procédant à des attaques. Aujourd`hui, c`est le même jeu entre Soro et Shérif. C`est fait sciemment. On fait croire que Soro et Shérif ne sont pas dans le même coup. Ils sont bel et bien ensemble. Ils ne veulent pas aller aux élections. Et Soro est le chef d`orchestre de ce jeu. Ce dernier reçoit des ordres du responsable de la rébellion.

Etes-vous prêts à prendre les armes ?
Pas pour la rébellion. Je préfère prendre les armes pour défendre la République. Il faut que les gens déposent les armes. Ce n`est pas, par les armes, qu`on prend le pouvoir. Ce sont des élections qui montrent qui est fort.

Pourquoi avez-vous décidé de quitter la rébellion ?
Je suis fatigué. Je ne suis plus prêt à suivre une rébellion pour détruire mon pays. J`ai décidé de me mettre aux côtés de mon pays. Personne ne m`a obligé. Après des années de réflexions, j`ai pris cette décision. Je demande pardon à la République pour le tort que j`ai pu lui causer.

Quel message pouvez-vous adressé aux Ivoiriens ?
Je leur demande pardon. Que la nation tout entière me pardonne pour les bêtises que j`ai commises. On recevait des ordres qu`il fallait exécuter. Je reconnais mes fautes. Je suis prêt à mourir.

Etes-vous sincère ?
Je jure la main sur le cœur. Je suis sincère. Si je ne l`étais pas, je ne serai pas rentré au pays. Je demande aux Ivoiriens de me faire confiance. La preuve, dès mon retour; les services d`Alassane Ouattara sont entrés en contact avec moi.

Que vous ont-ils demandé ?
Ils se sont plaints du fait que j`ai décidé de tourner le dos à la rébellion. Ils m`ont supplié de revenir sur ma décision. Je leur ai dis non. Pour moi, la page de la rébellion est tournée. Et dire que j`ai gâché ma vie pour que Alassane Ouattara soit candidat. Désormais, je me mets au service de mon pays. J`ai trop fait de bêtises qui n`ont rien apporté au pays. Si ce n`est pas la désolation, la mort, et la tristesse. Il est temps qu`on mette fin à la souffrance des populations.

Que pensez-vous du processus de paix ?
Si Guillaume Soro joue franc jeu, la Côte d`Ivoire va retrouver la paix.

Pourquoi Soro ne joue-t-il pas franc jeu ?
Les responsables de la rébellion n`ont pas encore dit leur dernier mot. Ils ne veulent pas de la tenue des élections. La décision de la tenue des élections ne dépend pas de Soro. Il faut les dégager par la force. Sinon, le pays va rester dans cette situation. Cela risque d`énerver le peuple. C`est leur tactique.

C`est -à- dire ?
Ils veulent maintenir les populations dans la souffrance. Ce qui risque d`être préjudiciable à Gbagbo. Ils veulent pousser le peuple à se soulever contre lui. Puisqu`ils n`ont pas reussi à l`enlever par les armes. Soro et ses hommes ne vont pas déposer les armes tant que nous ne prenons pas nos responsabilités. Ils se plaisent dans cette situation.

Que pensez-vous du rôle de facilitateur du Président Blaise Compaoré ?
Ce monsieur ne peut pas ramener la paix en Côte d`Ivoire. Lui-même est au coeur de la rébellion. C`est lui qui nous a formés à Ouagadougou.

C`est grave ce que vous dites...
C`est la vérité. Depuis un an l`Accord politique de Ouagadougou est signé. Soro et ses hommes refusent de déposer les armes sans qu`il ne les interpelle. Blaise Compaoré a fait retourner dans son pays les armes lourdes qu`il a mises à notre disposition au début de la guerre. Je ne lui fais pas confiance. C`est vous qui croyez en ce monsieur. Comment peut-on confier la médiation de la crise ivoirienne à l`un des commanditaires de la rébellion ? (c'est pas ce que Djati vous dit ici tous les jours?)

Interview réalisée par :Yacouba Gbanéyacou06336510@yahoo.fr
Le Temps Spécial - N°5 du 24/09/2008

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La Révélation, 28/12/2009
Le commanditaire du cambriolage de la BCEAO de Man mis aux arrêts par la BIJ

Le Mali est-il devenu le bastion des chefs rebelles ivoiriens ? En tout cas, c’est ce que vient de démontrer encore une fois de plus la brigade d’investigation judiciaire (BIJ), à travers sa cellule de brigade de recherche pilotée par le jeune et vaillant inspecteur Papa Mambi Keita.

Abdoulaye Traoré alias AB, puisqu ‘il s’agit de lui, ancien chef rebelle et qui avait sous son contrôle la capitale des 18 montagnes de MAN a été arrêté le mercredi 23 décembre dernier dans le bar Résidence ou’ il s’était retranché après 24 heures de cavale, par les éléments de la BIJ

Les faits remontent au mardi 22 décembre 2009 lorsque la BIJ a été informée de la présence de Abdoulaye Traoré alias AB ancien chef rebelle et recherché par Interpol pour avoir commandité le cambriolage de la succursale de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’OUEST, qui avait entraîné la mort de plusieurs personnes.

Après avoir reçu l’information, PAPA MAMBI KEITA et ses éléments se sont mis à ses trousses.

Après l’avoir localisé, une véritable chasse à l’homme va alors se déclencher en commune V le même jour vers 19H 30.

D’un chef de guerre aguerri et averti, AB, à bord d’une Toyota Yaris flambant neuf, ne s’est pas laissé faire.

Dans cette poursuite sans merci, le chauffeur de la Mercedes dans laquelle étaient les éléments de la BIJ, a perdu le contrôle et s’est renversée dans un fossé non loin de la tour d’Afrique, blessant du coup trois personnes qui étaient dans le véhicule et trois autres qui sont des civiles.

Pendant que les blessés étaient admis à l’hôpital, des individus mal intentionnéssont venus mettre le feu à la Mercedes 190 D, sous prétexte que ce sont des policiers en civiles qui poursuivaient un taximan.

A cœur vaillant, rien d’impossible

Sans perdre espoir, l’équipe de la brigade de recherche de BIJ rentra à la base pour revoir la stratégie d’attaque et jura qu’AB passera les deux fêtes de fin d’année au cachot.

Ainsi le lendemain mercredi 23 décembre 2009, après des recherches intenses vers 11 H ABDOULALAYE Traoré dit AB fut arrêté dans un bar- résidence non loin de son domicile à Faladié.

“AB” FRIC ou “AB” LE MONEY MAKER

Selon nos informations, peu après le cambriolage, AB s’est envolé chez KHADAFI en Libye d’où il revient deux semaines plus tard. A cause de ses dépenses extravagantes, il est appelé AB FRIC ou AB MONEY MAKER. Il est venu au Mali avec 17 sacs d’argent, estimé à plus de 5 milliards de nos francs. Il a acheté à tour de bras des maisons, des terrains et une station d’essence.

Il justifiait sa fortune comme étant un riche propriétaire de plantation de café et cacao en cote d’ivoire.

Lors de son mariage, les billets de banque en coupures de 10.000F (s’il vous plait) servaient de tapis sur une distance 100mètres sur lesquels il marchait avec sa dulcinée. Mordu de grosses cylindrées, son parking donnait l’impression d’être à CFAO Motors ou à la Malienne de l’automobile.

La question que l’on se pose est de savoir si la BCEAO va-t-elle porter plainte ?

Si oui est-elle prête à dédommager les dégâts causés ?

par Ibrahima Wattara dit IB

28/12/2009


debats

AB, ex-chef de guerre de Man revient a la charge - Qu'attend Ouattara pour le traduire en Justice?
dimanche 15 août 2010

Abdoulaye Traoré alias AB, ex-chef de guerre de Man:

Dans cet entretien il dénonce les pratiques mafieuses de Guillaume Soro, Alassane Ouattara et du facilitateur, Blaise Compaoré dont le seul but est de faire tomber le Président Laurent Gbagbo. Il dénonce la complicité de certains pays.

Cela un fait bon moment qu’on ne vous entend plus. Qu’est-ce qui explique cela ?
Nous sommes là. Des personnes ont voulu nous réduire au silence. Elles ont monté un coup contre nous pour qu’on nous mette aux arrêts au Mali. Elles ont manipulé la brigade judiciaire malienne. Nous avons passé au moins deux mois dans les geôles de la brigade judicaire sans réel motif. Notre avocat a cherché en vain à savoir les raisons de notre arrestation. Quelques jours après, cette police soutient qu’elle a un mandat d’arrêt international contre nous. Notre avocat a avisé l’Interpol à Abidjan pour vérifier la véracité de cette affirmation. On s’est rendu compte qu’il s’agissait d’un complot et qu’il n’y avait rien contre nous. Un autre jour, les responsables de la brigade viennent signifier que notre arrestation est due à notre implication dans les dernières attaques de Man. Ce qui est faux. Le procureur leur a demandé les raisons de notre arrestation. Nos proches ont été mis aux arrêts. On a tout pris dans notre maison. Des documents ont été emportés.

Avez-vous des soupçons sur des personnes ?
Blaise Compaoré, des autorités maliennes, Guillaume Soro et sa bande. Sans oublier Tiken Jah. C’est le commandant de brigade qui nous l’a signifié. Selon lui, notre arrestation est une affaire politique. Mieux, il nous demande de pouvoir régler ce problème avec le ministre de la Sécurité malienne. Ainsi notre avocat a pris attache avec ce dernier. Il a confirmé les dires du commandant. Ils ont tenté de m’éliminer par empoisonnement en me donnant des médicaments. Sous prétexte que ce sont des remontants. Cela n’a pas marché. Un matin, ils nous ont envoyé devant le directeur de la police. Ce dernier nous annonce notre liberté. Mais il nous demande de ne plus faire des déclarations pour attaquer les personnalités citées plus haut si nous tenons à notre vie. Parce qu’elles n’ont pas apprécié nos interventions dans les journaux proches du Président Laurent Gbagbo. En plus, il nous reproche d’avoir fait échoué une attaque sur Abidjan.

Comment ?
Ils devaient attaquer le régime d’Abidjan dans le courant du mois de Mars. Leur coup ayant échoué. Ils estiment que c’est nous qui avons informé à Abidjan. Alors que nous n’avions aucune information. Le coup était préparé depuis Ouagadougou. Nous vous avons dit dans une interview que Blaise Compaoré ne joue pas franc jeu. Il tient Soro dans sa main. C’est l’une des raisons du blocage dans l’application de l’Accord de Ouagadougou. Alassane Ouattara est également dans le coup. C’est lui le vrai père de la rébellion. Il veut prendre le pouvoir par les armes. Parce qu’il est convaincu qu’il ne pourra pas gagner les élections par les urnes. Toutes ses manigances qu’il a voulu faire pendant les opérations de l’audience foraine, de l’indentification et de l’enrôlement ont échoué. Le seul recours dans ce combat, sont les armes. Il est toujours dans la logique de coup d’Etat. Il n’a pas baissé les bras. Le pouvoir doit être vigilent. Alassane ne veut pas aller aux élections. Il est soutenu par Blaise Compaoré. 

Pourquoi ?
Les Français ont mis la pression sur Blaise Compaoré. On lui demande de s’arranger pour qu’Alassane prenne le pouvoir. Il ne faut pas que les élections aient lieu. Blaise Compaoré veut se représenter aux présidentielles prochaines. Alors que la constitution de son pays ne le permet pas. Il veut avoir la caution de la France pour la tripatouiller. Ce qui a été fait. En retour, il doit satisfaire aux exigences de Sarkozy par rappore à la Côte d’Ivoire.

Alassane Ouattara a toujours nié la paternité de la rébellion…
Il ne peut tenir de tels propos. Il faut qu’il soit sincère. C’est lui qui a payé les armes pour nous. Nous disposons de quels moyens pour les payer. Chaque fin du mois, il déboursait la somme de 25 millions Fcfa pour notre nourriture. Alassane Ouattara ne dit pas la vérité. Nous sommes prêts à faire un débat avec lui. Nous avons les preuves. Ce monsieur montre qu’il est poltron. Il n’a pas les couilles pour assumer. Il nous a armés. Maintenant il fuit ses responsabilités. Ce sont les armes qui ont fait qu’il est devenu candidat exceptionnel. Le moment viendra où nous allons tout déballer. On le comprend il a peur d’aller au Tribunal pénal international. Dans tous les cas, il va répondre de ses actes un jour. Nous avons intégré la rébellion avec bon nombre de jeunes pour la cause d’Alassane Ouattara. Nous avons eu plusieurs réunions avec lui-même à Ouagadougou avant les attaques du 19 septembre 2002. Quelques fois, il nous faisait venir certains de ses émissaires. Il s’agit de Hamed Bakayoko, Amon Tanoh, Aly Coulibaly, Amadou Gon…Tout le monde sait que c’est Ouattara qui nous a mis dans cette situation. Pour nous préparer, il a pris attache avec les autorités du Bukina Faso et du Mali pour qu’on soit logé et entraîner dans un camp militaire. Ce dernier a accepté. Ce qui a facilité notre attaque. On se rappelle quant le général français Joana est venu nous voir à Man. Il nous a demandé de faire tout pour qu’Alassane Ouattara arrive au pouvoir. Et qu’ils sont prêts à nous apporter un soutien logistique. Puisque la France veut que ce soit lui le nouveau Président de la Côte d’Ivoire pour remplacer Laurent Gbagbo. Il a tenu parole. Nous avons reçu du matériel, des treillis. Nos hommes ont été entraînés. En plus, l’armée française nous servait d’éclaireur. Ce sont les soldats de la Licorne qui nous donnait la position des Forces loyalistes. Si nous devons allés devant les tribunaux pour répondre de nos actes, Alassane Ouattara ne va pas échapper. On connait ceux qui ont fait le recrutement des hommes pour intégrer la rébellion.

C’est qui ?
C’est IB. Il était supervisé par proches d’Alassane Ouattara. Aly Coulibaly, Hamed Bakayoko… Dans ces conditions est-ce qu’il peut nier la paternité de la rébellion ? Il faut qu’on nous prenne au sérieux. En plus la majorité des chefs de guerre ont été ses gardes de corps. A savoir : IB, Tuo Fozié, Mobio… Pendant que nous étions sur le terrain, on recevait toujours les encouragements d’Alassane Ouattara par des coups de fil téléphonique. Il nous demandait de tenir bon. Et de ne pas lâcher prise. Puisqu’on était plus loin de la victoire. On se rappelle également que lorsque les loyalistes avaient pris Man, il était dans tous ses états. Il était furieux.

En faisant de telles déclarations, n’avez-vous pas peur pour votre vie ?
On meurt une seule fois. Nous n’avons peur de rien. Nous ne craignons rien. Si nous avons peur, on ne serait pas venu à Abidjan. Nous avons le droit de dire la vérité rien que la vérité. Huit ans après la guerre, nous nous sommes rendu compte que nous avons pris le mauvais chemin. Nous ne disons pas cela pour que les Ivoiriens nous pardonnent. Nous reconnaissons avoir été induits en erreur. Ne dit-on pas que l’erreur est humaine.

Tiken Jah a quel rapport avec la rébellion ?
Notre arrestation au Mali a été menée par Tiken Jah. Nous étions en Libye lorsqu’il nous a demandé de venir le rejoindre au Mali pour parler affaire. Nous n’avons pas trouvé de problème. Puisqu’avant l’attaque du 19 septembre 2002, c’est lui qui était notre tuteur au Mali. Quelques jours après notre arrivée, nous sommes mis aux arrêts. Pendant notre incarcération, il n’a pas mis les pieds. C’est après que nous avons été informés que ce dernier a été actionné par les services de Guillaume Soro et malien pour nous conduire dans ce traquenard. C’est l’un des pions essentiels de la rébellion. Il a joué un rôle très important. C’était un pion essentiel. Il était chargé d’hébergé tous les éléments à Bamako. C’est lui le tuteur. Il nous a mis dans toutes les conditions. Il organisait des concerts. Les fonds recueillis étaient mis en notre disposition. Il s’est enrichi dans la rébellion. Il faisait du trafic du coton. C’est son petit frère qui était chargé de convoyer les camions vers le Mali. Il était dans un deal avec ******* Fofié.

C’est grave ce que vous dites ?
En quoi c’est grave. C’est la vérité. Il le sait. Il ne peut pas le nier. C’est lui qui était chargé de galvaniser les troupes à travers des chansons. Il nous encourageait à réussir notre mission. Toutes ces connexions ne veulent pas de la fin de la guerre. Il mange dedans. C’est pourquoi, cela nous fait sourire quant on parle de désarmement.

Pourquoi ?
Le Président Laurent Gbagbo refuse de prendre certaines responsabilités. Parce que Guillaume Soro roule pour Alassane Ouattara. Il travaille pour lui. Il envoie le pouvoir en bateau. Lorsque nous avons entendu dire que les deux se battent. C’est un camouflet pour distraire les gens. Ils ne vont pas déposer les armes. Alassane Ouattara n’a pas donné son accord. Il veut que ces hommes soient en armes jusqu’aux élections. Au cas où, il ne les gagne pas, il pourra contester les résultats. La dernière tournée d’Alassane dans le Nord était d’aller galvaniser les soldats à ne pas déposer les armes. Sinon ce serait sa mort politique. Il est allé leur dire qu’il compte sur eux à rester toujours en armes. Nous pensons qu’il faut les désarmer par la force. Sinon on va rester dans cette situation.

Sur quoi basez-vous pour dire qu’il n’y aura pas de désarmement ?
On se connaît. Il y a deux personnes qui peuvent leur demander de déposer les armes. Blaise Comparé et Alassane Ouattara. Malheureusement les deux personnes ne jouent pas franc jeu. Ils sont dans leur logique d’en découdre avec le Président Laurent Gbagbo.

On a assisté à l’encasernement des premiers éléments des Forces nouvelles…
Nous sommes dans un jeu de roublardise. Lorsque les gens venaient pour constater nos armes dans le cadre du désarmement, on embarquait nos armes pour aller les cacher à Ouagadougou. Nous savons de quoi on parle. Quant on dit qu’ils ont encasernés des gens et qu’ils ont pris leurs armes, c’est du faux. Ce sont des kalach. Nous allons vous dire que les hommes de Soro veulent attaquer. Ils attendent les failles pour frapper. Nous ne savons pas pourquoi, le Président Gbagbo continue de leur faire confiance. Ils veulent l’avoir à l’usure.

A vous entendre, il y a un danger sur les élections ?
Blaise, Soro et Ouattara ne veulent pas des élections. C’est le pouvoir qui se fatigue. C’est le départ à la tête du pays de Gbagbo qui les intéresse. Pour aux, ils n’ont pas pris les armes pour organiser des élections où ils vont sortir perdants. Il faut remarquer que toutes les revendications qu’ils ont demandé au Président Laurent Gbagbo ont été satisfaites. En retour ils n’ont rien donné. Même pas le désarmement. Cela doit interpeller les uns et les autres. Ils ne sont pas prêts. Nous pensons qu’il faut imposer le désarmement. Nous vous disons que Soro et Ouattara jouent dans le même camp. La preuve, Soro a décidé de partir de la tête du mouvement. Il a mis un intérimaire. Tout cela pour distraire les gens. Les hommes d’Alassane Ouattara ont pris le pouvoir. Affoussy Bamba est devenue porte-parole. Mamadou Koné est devenu secrétaire général par intérim. Ces deux personnes sont des inconditionnels du mentor du RDR.

Pourquoi êtes-vous arrivé à Abidjan ?
Nous avons détourné l’attention des autorités maliennes. Nous étions obligés de nous déguiser pour regagner Abidjan. Nous avons décidé de mettre fin à notre exil. Nous ne pouvons plus accepter de prendre les armes pour venir attaquer à nouveau notre pays. En plus, pour notre propre sécurité, nous ne pouvons rester à Bamako. Nous regrettons tout ce que nous commis comme atrocités et dégâts. Nous demandons pardon aux populations ivoiriennes. Nous sommes prêts à répondre de nos actes. Nous ne serons pas les seuls à tomber. Alassane Ouattara et certains de ses proches ne vont échapper. Nous sommes prêts à aller devant le Tribunal pénal international. Nous souhaitons qu’il nous convoque. Nous avons beaucoup de choses à dire.


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