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2 - Le regard d’un journal burkinabé   ...Debats
3 - Alassane Ouattara a t-il été Burkinabè ?  
4 - La FranceAfrique  
5 - Le scandale de Thiaroye  
6 - Le dossier Alassane Dramane Ouattara  
7 - Temoignages de rebelles Ivoiriens  
8 - Togo fer de lance de l’effroyable guerre de coup d’état   ...Debats
9 - Qui se fie à la France fait le sacrifice de sa vie   ...Debats
10 - Jean-Paul Ney, un journaliste?   ...Debats
11 - Les vérités que cache SORO  
12 - Des révélations sur un complot islamiste  
13 - Koulibaly a Sarkozy: “Vous n'avez encore rien compris”  ...Debats

14 - L’ancien ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU incendie la France et l’ONU   ...Debats
15 - Quel souvenir nous restera-t-il de la France?  ...Debats
16 - Le professeur Okou Légré: “Il faut décoloniser la France”   ...Debats
17 - Discours du President Gbagbo a Abuja   ...Debats
18 - Pourquoi la Côte d’ivoire de Laurent GBAGBO est dans l’oeil du cyclone France   ...Debats
19 - Chirac veut créer une vacance à la tête de l’Etat Ivoirien   ...Debats
20 - Quelque chose de pourri dans la Chiraquie   ...Debats
21 - Michel Galy - Que faisons nous en CI?   ...Debats
22 - Un énorme trafic de cacao éclabousse le RDR   ...Debats
23 - Ivoire nue- Chroniques d’une Côte d’Ivoire perdue   ...Debats
24 - La constitution Ivoirienne face aux constitutions africaines   ...Debats
25 - Laurent Gbagbo à France Soir : “Bongo, c’est un rigolo”   ...Debats
26 - Du Bongo sans "couilles" au Bongo "rigolo": Et si Gbagbo avait raison?   ...Debats
27 - Ouattara s’est toujours présenté avec l’étiquette de voltaïque   ...Debats
28 - Les positions de Licorne chaque jour plus intenables   ...Debats
29 - La France doit se rendre à l’évidence   ...Debats
30 - Chirac est responsable   ...Debats
31 - Ziegler: Regards Sur La Crise Ivoirienne   ...Debats
32 - Une Camerounaise fustige l'acharnement de la France sur Gbagbo   ...Debats
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L’ancien ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU incendie la France et l’ONU

Jusqu’à présent, j’ai surtout insisté dans cette rubrique sur les coulisses médiatiques de la crise ivoirienne. J’ai laissé de côté les aspects diplomatiques, pour la simple et bonne raison que ce milieu est plus difficile d’accès. Mais plus de six mois après la fin du mandat de Kofi Annan comme secrétaire général de l’ONU et le départ de John Bolton de son poste d’Ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations unies, j’ai jugé qu’il était temps d’entendre ce dernier.
 
En effet, quelques jours après le passage de la résolution 1765, qui fait suite à la signature de l’accord de paix de Ouagadougou et à une semaine de la cérémonie officielle marquant le retour à la paix en Côte d’Ivoire et prévue le 30 juillet à Bouaké, l’occasion était particulièrement belle de publier cette interview qui a été réalisée avant la diffusion des propos de Johannes Kuntz, ex-ambassadeur de Suisse en Côte d’Ivoire.
 
M. Bolton, désormais Senior Fellow à l’American Enterprise Institute depuis son départ des Nations Unies, est réputé à Washington pour dire les choses telles qu’il les pense. Il le prouve à nouveau ici, où il nous fait pénétrer dans les coulisses onusiennes de la crise ivoirienne, des évènements de janvier 2006 à la bataille diplomatique autour de la résolution 1721. Comme vous le verrez vous-mêmes, il n’est tendre ni avec l’ONU, ni avec la France et encore moins avec Kofi Annan.

Quelle était votre perception de la situation en Côte d’Ivoire au moment où vous êtes devenu ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU ?
Je pense que la situation avait été gelée depuis un certain temps, avec le déploiement des troupes françaises et onusiennes de maintien de la paix, et qu’il n’y avait aucun progrès dans les discussions entre le gouvernement et les Forces Nouvelles. Il y avait quelques incidents, certains en janvier 2006, qui ont amené des efforts par la France et d’autres pour accroître le nombre des troupes onusiennes en Côte d’Ivoire ; mais j’ai senti qu’on ne faisait pas vraiment attention au problème de fond, qui se posait ainsi : comment résoudre les différends et réunifier à nouveau le pays en trouvant un consensus sur le droit de vote, afin d’organiser les élections et de laisser la Côte d’Ivoire se gouverner seule ?

C’est au cours de cette période que vous vous êtes demandé publiquement dans quelle mesure l’ONU ne faisait pas plutôt partie du problème que de la solution en Côte d’Ivoire. Qu’avez-vous voulu dire par là ?
A partir d’un certain temps, dans les opérations de maintien de la paix qui se prolongent, les partis opposés en arrivent à voir l’ONU comme ayant un rôle politique dans la discussion – rôle quelque fois bénéfique à leur camp, et quelque fois contraire aux intérêts de leur camp. Mais en perpétuant la division, en un sens, la présence des troupes de maintien de la paix renforce la division et ne contribue pas à résoudre le problème politique de fond – qui est l’objectif que devrait poursuivre le Conseil de Sécurité.

Justement, venons-en aux discussions qui ont entouré la Résolution 1721 et aux coulisses de la décision finale. Sur quoi portait en fin de compte le désaccord entre membres du Conseil de Sécurité, en particulier celui entre la France et la position que vous avez exprimée au nom des Etats-Unis ?
Par bien des aspects, je pense que la France et les Européens en général se comportaient comme si la Côte d’Ivoire était encore une colonie. Ils administraient ses affaires, décidaient de qui devaient diriger le pays; en fait, ils décidaient des moindres aspects de la situation politique interne en Côte d’Ivoire. Et, une fois de plus, je ne pense pas que cela contribue, sur le long terme, à la solution que les parties en présence sur le terrain devaient elles mêmes trouver.
 
Alors, plutôt que d’essayer de favoriser l’intérêt d’un camp ou de l’autre, je pense que le rôle du Conseil de Sécurité devrait être de résoudre la dispute ; et, dans ce cas précis, le désaccord avec la France portait sur une décision prise par l’Union Africaine au sujet de l’extension de la durée du mandat du Président et de l’autorité à accorder au Premier ministre. La France, le Ghana et la République démocratique du Congo étaient favorables à une résolution qui était clairement différente de celle adoptée par l’Union Africaine.
 
Or, d’habitude, lorsque l’UA trouve un accord, elle vient au Conseil de Sécurité et lui demande simplement de l’adopter tel quel. La position française marquait donc une différence flagrante avec la manière dont nous avons procédé auparavant. Cela peut ne pas être une mauvaise chose, et je ne pense pas que l’Union Africaine ait toujours raison. Mais soyons clairs : ceci était une déviation par rapport à la pratique habituelle. Et je pense que la Tanzanie a été d’accord avec nous ; l’Afrique du Sud –qui n’était pas encore membre du Conseil, mais qui devait le devenir en janvier – a été d’accord également, ainsi que d’autres membres.

La Chine aussi…
La Chine et la Russie aussi. Donc, ce que nous voulions, c’était éviter l’interférence constante dans les affaires internes de la Côte d’Ivoire. J’ignore si la Chine et la Russie le voulaient aussi, mais ce que nous voulions dire, c’était: “Le rôle du Conseil de Sécurité devrait être de faciliter la recherche d’une solution au problème de fond, or ce que nous sommes en train de faire, c’est de re-distribuer l’autorité. Cela n’a rien à voir avec les Forces Nouvelles, avec les gens qui contrôlent le Nord du pays.” Toute la discussion portait sur qui devait contrôler le Sud. Et je ne pense pas que c’était là un rôle approprié pour le Conseil de Sécurité.

A peu près au même moment où vous avez quitté le Conseil de Sécurité, le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan arrivait, quant à lui, à la fin de son mandat. Que pensez-vous de la façon dont Kofi Annan a géré la crise ivoirienne, jusqu’à son départ en décembre 2006 ?
Je pense que Kofi Annan a très clairement pris fait et cause pour la position de la France. L’un de ses adjoints est venu dire au Conseil: “Nous devrions soutenir le texte français.” Je lui ai alors demandé: “Est-ce que c’est la position officielle du secrétaire général que seul le texte français est acceptable ?” Il y eut alors un long silence, parce qu’ils n’avaient pas l’habitude d’être contredits sur des choses de ce genre. J’ai dit: “C’est un débat que nous devrions avoir, c’est pourquoi j’ai soulevé le problème.”

Vous aviez déjà critiqué l’ONU des années avant d’y être nommé comme ambassadeur américain, en disant notamment qu’elle était devenue obsolète. Est-ce que votre avis a changé après y avoir travaillé en 2005 et 2006 ?
Je pense que je viens juste de confirmer ce point de vue. Cette organisation a besoin d’une réforme en profondeur.

Quel type de réforme ?
L’ONU a besoin de changement organisationnel, de changement dans la manière de prendre les décisions, dans son mode de financement, et je pense que l’échec de beaucoup de ses missions de maintien de la paix en Afrique en est la preuve. L’organisation ne fait pas ce qu’elle pourrait pour aider la cause et résoudre les différends. Dans la plupart des cas, elle se contente de prolonger les missions.

A ce propos, que pensez-vous du rôle joué depuis plusieurs années par le département des opérations de maintien de la paix, qui est placé sous la responsabilité du secrétaire général ?
Je considère qu’au cours des années, le Conseil de Sécurité a délégué trop d’autorité au secrétaire général, et ne prend pas un rôle assez actif. Les cinq membres permanents devraient prendre plus de responsabilité dans la résolution des conflits, pas juste en Afrique, mais dans le monde entier. Donc, le Conseil lui-même doit s’impliquer d’avantage.

Que vous suggère le Dialogue direct entre le Président Gbagbo et les Forces Nouvelles, ainsi que la signature de l’accord de paix de Ouagadougou quant au rôle de l’ONU dans la résolution des conflits ?
Dans la mesure où les accords précédents ont échoué, nous ignorons évidemment si celui-ci sera respecté. Mais j’étais très surpris lorsque j’ai appris par la presse la signature de l’accord de Ouagadougou. Il est apparemment intervenu suite à des négociations directes entre le Président et la direction des Forces Nouvelles. Et pour moi, cela montre que l’ONU n’était pas en train de jouer son rôle et, comme dans la résolution de la plupart des conflits, lorsque les parties ne sont pas décidées à passer un véritable accord, elles ne signent pas. Et j’espère de tout coeur que cet arrangement réussira pour le bien de tout le peuple ivoirien, et que cela mettra fin à la division du pays et qu’il continuera son développement économique. Mais si cet accord réussit, il montrera certainement que l’ONU a échoué puisqu’elle n’a pas joué un rôle actif dans la signature de cet accord.

Que pensez-vous du rôle des médias dans une crise internationale comme celle de la Côte d’Ivoire ?
Je pense qu’il est important de respecter la liberté de la presse de façon générale, même si dans certaines occasions elle paraît jouer un rôle négatif; mais avec le temps, son rôle s’avère positif et on a besoin de connaître les différents points de vue pour avoir une histoire complète. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, où il y avait une diversité de médias et de discours, l’accès à tous ces reportages venant des différents bords nous ont beaucoup aidé – nous qui étions assis à New York – à mieux comprendre la situation.

Calixte Tayoro
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